Article mis à jour le 15 dec 2025
Voyager demande souvent une certaine organisation — et cela peut être encore plus vrai lorsqu’on vit avec une condition chronique comme l’endométriose, surtout si les règles surviennent pendant le séjour.
Dans cet article, je partagerai à la fois une perspective professionnelle et mon chapeau de patiente vivant avec l’endométriose, afin de te présenter des outils concrets qui m’aident à mieux gérer les inconforts en voyage et à profiter pleinement de l’expérience, dans la mesure du possible.
Préparation minutieuse et médicaments essentiels :
Avant de prendre la route, assurez-vous d’avoir tous vos médicaments prescrits à portée de main. Organisez-les dans une trousse de voyage pratique et assurez-vous de disposer des quantités nécessaires pour la durée de votre séjour. La clé est d’être prêt à gérer les symptômes potentiels et de ne pas compromettre votre routine médicale.
S’il y a un décalage horaire important je vous conseille de consulter votre médecin ou votre pharmacien sur la prise adéquate de vos médicaments.
Si les menstruations sont planifiées durant vos vacances, pour ne pas avoir des surprises assurez-vous aussi d’avoir sous la main la protection menstruelle nécéssaire.
Tisane de menthe poivrée pour soulager les troubles de digestion
Les voyages peuvent parfois perturber la digestion. En effet, la routine alimentaire est souvent perturbée. On mange des aliments que nous avons pas l’habitude de manger. L’horaire des repas est aussi différent. Avoir sous la main des sachets de menthe poivrée est une option naturelle. Une tisane chaude de menthe poivrée peut être apaisante sur le système digestif surtout suite à un repas lourd. Attention, ce n’est par contre pas recommandé pour les personnes sujettes à un reflux gastrique.
Enzymes digestives pour les intolérances alimentaires
En présence d’intolérances alimentaires connues, il peut être pertinent d’apporter avec soi des enzymes digestives adaptées, idéalement après en avoir discuté avec un·e professionnel·le de la santé.
Dans le cas d’une intolérance au lactose, la lactase — l’enzyme qui aide à digérer le lactose — peut permettre de mieux tolérer les produits laitiers et de réduire certains inconforts digestifs. Plusieurs personnes choisissent ainsi d’avoir de la lactase à portée de main afin de pouvoir consommer occasionnellement des aliments contenant du lactose, selon leur tolérance.
Il est toutefois important de rappeler que la réponse aux enzymes digestives varie d’une personne à l’autre. Même avec la lactase, certains aliments peuvent être mieux tolérés que d’autres, et la quantité consommée, la composition du repas et le contexte jouent aussi un rôle. Par exemple, une personne peut bien tolérer un plat contenant du fromage, mais réagir à un dessert plus riche en lactose.
Observer ses réactions, ajuster les portions et rester à l’écoute de son corps demeure essentiel — particulièrement en voyage, où les habitudes alimentaires sont souvent différentes.
Coussin chauffant sans fil pour soulager les crampes menstruelles
Honnêtement, cet outil est devenu un essentiel pour moi. Le coussin chauffant sans fil est particulièrement pratique lorsqu’on est en déplacement, surtout lorsque les crampes menstruelles se manifestent de façon imprévisible.
Compact, facile à transporter et simple d’utilisation, il permet d’appliquer de la chaleur directement sur la zone douloureuse, ce qui peut contribuer à un soulagement appréciable lorsque nécessaire. En voyage, il offre une option discrète et accessible pour gérer les inconforts, sans dépendre d’une source d’électricité.
Limiter l’alcool autant que possible
Bien que les vacances soient souvent associées à des moments de convivialité, il est recommandé de limiter autant que possible la consommation d’alcool. D’une part l’alcool peut interférer avec la production d’œstrogènes et son métabolisme semble influencer les voies pro-inflammatoires et le stress oxydatif (1). D’une autre part, l’alcool est également un stimulant gastrique et peut causer des inconforts digestifs pour certaines personnes.
Lorsque possible, opter pour des boissons non alcoolisées rafraîchissantes — eau pétillante, mocktails ou infusions froides — peut être une façon simple de préserver le plaisir tout en respectant les besoins de ton corps.
Et qu’en est-il de l’alimentation?
C’est une question qui revient souvent en consultation et c’est tout à fait normal. Voyager bouscule les routines, y compris alimentaires. Les horaires changent, l’offre est différente et il n’est pas toujours simple de composer une assiette équilibrée lorsqu’on n’est pas chez soi.
Et puis, il ne faut pas l’oublier : l’un des plaisirs du voyage, c’est aussi de découvrir les saveurs locales et de goûter aux spécialités du pays visité. L’objectif n’est donc pas la perfection, mais plutôt un certain équilibre, dans le respect de ton corps et de tes symptômes.
Voici quelques repères simples pour t’accompagner :
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Commencer la journée avec une source de protéines, lorsque possible, peut contribuer à une meilleure satiété et à une énergie plus stable tout au long de la matinée.
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Au restaurant, privilégier les plats accompagnés de légumes, sans chercher une assiette “idéale”, mais en ajoutant de la couleur et des fibres quand c’est accessible.
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Favoriser l’eau comme boisson principale, surtout si tu es sujette à la constipation, un symptôme fréquent chez les personnes vivant avec l’endométriose.
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Prévoir quelques collations riches en fibres, comme des noix, des graines ou des barres tendres à base de céréales, peut aider à soutenir le transit et à éviter les longues périodes sans manger.
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Penser en termes d’équilibre global sur la durée du voyage, plutôt que de te concentrer sur chaque repas pris individuellement.
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Choisir des aliments qui procurent du plaisir, sans culpabilité, tout en restant à l’écoute de tes préférences et de ce qui te fait généralement du bien.
En voyage, l’alimentation reste un levier parmi d’autres. L’écoute de soi, la flexibilité et la bienveillance envers son corps sont souvent tout aussi importantes que le contenu de l’assiette.

Pour conclure,
Gardez toujours à l’esprit que l’adaptation temporaire de votre alimentation ne doit pas être source de stress. La clé est de savourer votre voyage tout en maintenant un équilibre global pour soutenir votre bien-être physique et émotionnel. Personnellement m’organiser avant mon voyage et avoir sous la main ce dont j’ai besoin me permet de mieux gérer mes symptômes.
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